Personne n'en parle, mais aider les autres peut être une fuite de soi

Aider les autres est généralement considéré comme une qualité.

Être à l'écoute. Soutenir. Conseiller. Être présent lorsque quelqu'un traverse une période difficile.

Ces comportements sont précieux et souvent portés par de belles intentions.

Mais il existe une réalité dont on parle peu.

Parfois, aider les autres peut devenir une façon d'éviter de s'occuper de soi-même.

Quand les problèmes des autres prennent toute la place

Certaines personnes sont toujours disponibles.

Elles trouvent du temps pour écouter, réconforter, accompagner. Elles connaissent parfaitement les difficultés de leur entourage.

Mais lorsqu'il s'agit de parler d'elles-mêmes, le silence s'installe.

Comme si prendre soin des autres était devenu plus facile que de regarder ce qui se passe à l'intérieur.

Se sentir utile pour ne pas se sentir vulnérable

Aider procure un sentiment de valeur.

On se sent utile. Apprécié. Nécessaire.

Et parfois, sans même s'en rendre compte, on finit par se définir à travers ce rôle.

Celui qui aide. Celui qui sauve. Celui qui est toujours là.

Le risque est alors d'oublier ses propres besoins, ses propres blessures ou ses propres envies.

Une générosité qui peut devenir épuisante

Donner est beau.

Mais donner constamment sans jamais se recharger finit souvent par coûter cher.

Fatigue. Frustration. Sentiment de ne pas être reconnu.

À force de prendre soin de tout le monde, certaines personnes réalisent qu'elles ne savent plus vraiment prendre soin d'elles-mêmes.

Se choisir ne signifie pas abandonner les autres

Prendre du temps pour soi n'est pas de l'égoïsme.

Poser des limites n'est pas un manque de générosité.

Et reconnaître ses propres besoins ne retire rien à l'amour que l'on porte aux autres.

Au contraire. Nous aidons souvent mieux lorsque nous ne nous oublions pas dans le processus.

Personne n'en parle, mais...

Aider les autres peut parfois être une manière de ne pas affronter ce qui se passe en nous.

Prendre soin des autres est une belle qualité. À condition qu'elle ne devienne pas une façon de s'abandonner soi-même.

Et si, aujourd'hui, vous vous accordiez autant d'attention que celle que vous offrez aux autres ?

Question de réflexion

Vous arrive-t-il de vous occuper des problèmes des autres pour éviter de regarder les vôtres ?